Éclairage tertiaire en 2026 : comment RE2020 et la sobriété changent vraiment la donne

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Depuis la RE2020 et la crise énergétique, tout projet d'éclairage tertiaire en France se retrouve coincé entre injonctions de sobriété, confort des usagers et pression budgétaire. Certains bureaux surfent sur la vague, d'autres bricolent des demi‑mesures franchement inquiétantes.

RE2020 : bien plus qu'une nouvelle couche réglementaire

La RE2020 n'a pas transformé magiquement vos plateaux de bureaux en bâtiments frugaux. En revanche, elle a remis la question de la performance énergétique au centre du jeu - y compris pour l'éclairage, qui pèse toujours près de 30 % des consommations d'un bâtiment tertiaire.

Les univers Tertiaire & Collectivités d'Eklalight insistent sur ce point : on ne coche plus simplement des cases "LED" et "détecteurs". On pense système, gestion, usage réel.

Le gouvernement lui‑même, via le portail ecologie.gouv.fr, martèle désormais que la sobriété n'est pas un gadget, mais un changement structurel. L'éclairage est en première ligne.

Sobriété mal comprise : quand on éteint d'abord les cerveaux

Beaucoup d'entreprises ont pris la sobriété à l'envers : on coupe, on réduit, on durcit les consignes, puis on regarde ce qui casse. Quelques exemples vécus :

  • open spaces plongés dans une semi‑pénombre dès 16 h en hiver
  • salles de réunion sous‑éclairées parce qu'on a baissé les niveaux "par principe"
  • bureaux où les collaborateurs ramènent une lampe d'appoint de supermarché

C'est exactement l'inverse de ce qu'il faut faire. La sobriété intelligente, c'est :

  1. Optimiser la conception lumière (bon luminaire, bon emplacement, bon flux)
  2. Installer une gestion fine (détection, variation, scénarios)
  3. Adapter les consignes à la réalité des usages

Autrement dit, faire ce que font déjà les bâtiments tertiaires pensés avec un vrai concepteur lumière, comme ceux décrits dans les retours d'expérience des pages Tertiaire et Santé.

Lumière dynamique : gadget marketing ou vrai outil de performance ?

On pourrait croire à un buzz de salon pro. Pourtant, la lumière dite dynamique (tunable white) change réellement la donne dans certains bureaux, écoles, collectivités. Plusieurs études européennes montrent un impact mesurable sur la vigilance, la perception du confort, voire la qualité du sommeil.

Dans la pratique :

  • une lumière plus froide et plus intense le matin pour "lancer" la journée
  • une lumière plus neutre en milieu de journée, stable
  • une lumière légèrement plus chaude en fin d'après‑midi

Les luminaires ILO et KYRA, cités dans différents univers du site, ne sont pas qu'une coquetterie technique : ils permettent d'inscrire la lumière dans le rythme réel de la journée de travail, au lieu de figer un compromis moyen pour 10 heures d'occupation.

Open space : sortir du dogme du plafond "tout LED partout"

Les plateaux tertiaires rénovés à la va‑vite affichent souvent la même recette : dalles LED 600x600 à perte de vue, posées en grille, pilotées par quelques détecteurs de présence. C'est simple, rapide, et franchement médiocre.

Ce modèle pose trois problèmes majeurs :

  • il nie la diversité des tâches (concentration, échanges, travail sur écran, créativité)
  • il crée une monotonie visuelle épuisante
  • il gaspille souvent de la lumière là où personne ne travaille vraiment

Une autre approche, plus exigeante mais infiniment plus performante, consiste à :

  • structurer la lumière par zones (postes de travail, circulations, espaces informels)
  • combiner éclairage direct et indirect pour adoucir les contrastes
  • adapter les scénarios selon l'occupation réelle, heure par heure

On se rapproche alors de la finesse qu'on attend dans des univers comme Musées - Hôtels, mais au service du quotidien de milliers de collaborateurs.

Salles de réunion hybrides : la jungle des visios mal éclairées

Autre conséquence de 2020‑2025 : la visio est devenue la norme. Or, la plupart des salles de réunion restent éclairées comme en 2005, avec un plafonnier central agressif et deux appliques symboliques.

Résultat :

  • visages à moitié dans l'ombre à la caméra
  • reflets violents sur les écrans
  • fatigue oculaire accélérée lors de réunions longues

En 2026, toute salle de réunion sérieuse devrait être pensée comme un mini studio :

  • un éclairage frontal doux et uniforme sur les visages
  • un fond légèrement plus sombre mais lisible
  • une gestion simple pour passer du mode "présentation" au mode "visio"

Les mêmes outils de gestion d'éclairage utilisés en logistique trouvent ici un terrain d'application inattendu, mais redoutablement efficace.

Story d'un siège social qui a décidé de regarder ses lux en face

Je pense à ce siège social d'une ETI française, installé en région parisienne. Bâtiment plutôt récent, mais éclairage vieillissant, énergivore, mal piloté. La direction commence à parler sobriété, RSE, confort au travail. On réalise enfin un audit complet.

Bilan :

  • des niveaux surélevés dans les circulations, sous‑dimensionnés sur certains postes
  • aucune gestion réelle : tout allumé dès 7 h, quasiment jusqu'à 20 h
  • des salles de réunion très inégales, certaines suréclairées, d'autres lugubres

En basculant sur une approche inspirée des solutions Eklalight :

  • relamping LED optimisé (moins de points lumineux, mieux placés)
  • détection de présence dans les parkings, sanitaires, couloirs
  • scénarios jour/soir dans les open spaces, lumière dynamique dans quelques zones pilotes

En deux ans, le site a réduit d'environ 70 % ses consommations liées à l'éclairage, retrouvé des salles de réunion enfin vivables, et constaté une forte baisse des plaintes sur l'éblouissement. Rien de magique : juste du travail sérieux, comme celui décrit dans la page Relamping du site.

Et maintenant ? Sortir du bricolage énergétique

La tentation est grande, en 2026, de multiplier les petits gestes symboliques : enlever une dalle sur deux, baisser tous les gradateurs de 20 %, coller des affichettes "pensez à éteindre". Ce n'est pas inutile, mais c'est dérisoire par rapport au potentiel d'un vrai projet lumière.

Vous pouvez continuer à gérer votre éclairage tertiaire comme un simple poste de charges, ou le traiter pour ce qu'il est réellement : un levier de confort, d'image, de performance énergétique et même d'attractivité employeur. La RE2020 et la sobriété ne vont pas disparaître ; autant les prendre de face.

Si vous êtes directeur de l'immobilier, responsable travaux, directeur général d'une collectivité ou d'une entreprise, la question n'est plus "Faut‑il passer en LED ?". Elle est : "Allons‑nous le faire intelligemment, avec une vraie conception lumière et une gestion d'éclairage adaptée, ou continuer à bricoler des compromis fatigués ?" Pour basculer du bon côté, commencez par un audit ou une étude d'éclairement complète en passant par la page Contact ou en explorant les univers Tertiaire & Collectivités et Métiers.

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